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Réchauffement climatique : inverser la tendance

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Tandis que le climat se réchauffe, la planète telle que nous la connaissions change à grande vitesse. Les conséquences pour les populations – humaines et animales – sont catastrophiques et engendrent des milliers de réfugiés climatiques. Pourtant, nous avons encore la possibilité d’inverser la tendance…

 

Photo de Une : Au Bangladesh, les réfugiés climatiques sont une réalité. L’augmentation du niveau de la mer pollue les nappes phréatiques et empêche la culture du riz.

Déjà 20 millions de réfugiés
Les réfugiés climatiques sont les victimes de catastrophes naturelles que l’on a dû déplacer. D’après le dernier rapport de l’OIM (Office Internationale des migrations), paru en marge du sommet de Copenhague, ils étaient 20 millions en 2008. D’ici 2050, ce serait de 250 millions à un milliard de personnes qui pourraient être concernées.

Des origines multiples
Les catastrophes naturelles ont plus que doublé en 20 ans (source : OIM). Les menaces auxquelles les populations doivent faire face dépendent de leur situation géographique. Elles sont confrontées : à la montée des eaux, à la désertification, à l’augmentation du nombre et de la puissance des cyclones et à la fonte des glaciers. Leur lieu de résidence, depuis souvent des générations, devient impropre à la vie… sous toutes ses formes.

Les animaux aussi
Les populations animales sont elles aussi concernées. Elles subissent de plein fouet la disparition de leur habitat et la raréfaction des ressources. Quand elles le peuvent, elles migrent à la recherche d’un nouveau territoire qui leur serait plus favorable. Mais que vont devenir les animaux des îles, peu à peu englouties ?

Des conséquences désastreuses
Le déplacement massif des populations va engendre de nouveaux problèmes. L’intensification des conflits pour l’espace ou pour les ressources est d’ors et déjà envisagé par l’ONU. Humains et animaux vont également entrer en conflit, comme on l’observe déjà en Afrique par exemple, où les herbivores sortent des réserves à la recherche de nourriture ou d’un point d’eau, suivis de près par les lions… qui eux-mêmes finissent par s’attaquer au bétail et à ceux qui les surveillent… Les réactions en chaîne amplifient les phénomènes.

Chaos climatique sur la planète
En Alaska, l’île de Shishmaref menace de disparaître du fait de la fonte du permafrost sur lequel le village est construit et de l’érosion du littoral. D’ici 15 ans, les Inupiaks qui y vivent vont devoir déménager. De l’autre côté du monde, aux Maldives, les îles et les vies qu’elles portent sont elles aussi menacées. La montée des eaux et l’érosion grandissante y sont une menace réelle au point qu’une île artificielle a été créée, 2 cm au dessus du niveau de la mer, et destinée à accueillir 153 000 personnes… En 2007, en pleine saison sèche, des pluies intenses ont gorgé le sol d’eau jusqu’à saturation, engendrant une épidémie de dengue et de chikungunya. Aujourd’hui, la montée des eaux risque de saliniser la nappe phréatique, ce qui menacera la végétation… L’Afrique est elle aussi mise à mal. En seulement 40 ans, c’est 90% du lac Tchad qui a disparu, privant le Nigeria et le Niger de leur accès à l’eau…

En France aussi
Partout les conséquences du réchauffement climatique se ressentent. En France aussi, comme l’indique le dernier rapport (novembre 2009) de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) qui s’intéresse principalement à la France. En chiffres, c’est plusieurs milliards d’euros que le changement climatique pourrait coûter à la France si rien n’est fait… Dans son analyse, il met en évidence l’impact du réchauffement sur plusieurs secteurs d’activités. Il prévoit notamment, à l’horizon 2050 :
- Un déficit en eau de l’ordre de 2 milliards de m3 par an qui affecterait tous les secteurs et qui se traduirait par des conflits d’usage, la dégradation de la qualité de l’eau et la perturbation des écosystèmes liés.
- Des conséquences dramatiques en matière d’inondations, de risques côtiers, de retrait-gonflement des argiles. Plusieurs centaines de milliers de personnes seraient ainsi concernées par la destruction de leur logement dans les régions côtières…
- Des pertes de biodiversité non négligeable ainsi qu’une modification des écosystèmes et notamment un déplacement des espèces.
- Des dangers important pour la santé
- Une augmentation des incendies de forêts

Le pouvoir que nous avons
Lois et décisions politiques sont importantes mais ne résoudront pas le problème, dans toute l’urgence qu’il implique. Les considérations économiques et les lobbies industriels ont trop de poids. Mais aujourd’hui c’est en chacun d’entre nous que réside la solution. Est-il vraiment nécessaire qu’un texte nous y oblige pour que nous changions nos habitudes ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ce sont nos choix qui impactent sur l’environnement et ce sont eux également qui peuvent inverser la tendance. Les industriels sont soumis à la loi de l’offre et de la demande. Si nous changeons, ils changeront. Il est encore temps. Adoptons l’attitude J’écoute ma conscience.

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