J'écoute ma conscience : Toutes les activités du quotidien peuvent être pratiquées en écoutant sa conscience
Août 2011. Le tigre est une espèce emblématique aux yeux de tous. Il fascine autant qu’il est craint. Des 100 000 individus qui peuplaient l’ensemble de l’Asie, il n’en subsiste aujourd’hui que 3200 sur des territoires de plus en plus réduits par l’homme. One Voice, qui œuvre déjà en Asie pour la sauvegarde d’espèces sauvages, fait le bilan sur cet animal mythique.
Crépuscule d’un grand fauve ?
Le tigre est le plus grand félin vivant sur la planète. Il occupe toutes sortes d’habitats, des forêts tropicales aux zones montagneuses. En 100 ans, sa population est passée de 100000 individus à 3200. Des onze espèces répertoriées sur l’ensemble du continent asiatique, seules six sont encore présentes aujourd’hui, réparties sur 13 pays.
Tristes coutumes
Depuis des décennies, et malgré des lois en faveur de sa protection, le tigre est chassé pour sa fourrure, pour le trophée qu’il représente ou pour les différentes parties de son corps qui, au nom de croyances infondées, seront utilisées en médecine traditionnelle. La demande concerne le marché chinois mais aussi d’autres pays comme la Russie et même l’Europe. Face à ce marché très florissant et au net déclin des tigres, des fermes à tigres ont vu le jour partout en Asie…
Tigres en batterie
Les premières fermes à tigre sont apparues dans les années 90, lorsque la Chine a ratifié un embargo international sur le commerce des produits dérivés du tigre. Sous prétexte d’œuvrer pour leur conservation, des centaines de tigres ont été capturés pour alimenter de gigantesques élevages sur l’ensemble du pays. Littéralement stockés dans l’espoir de gros profits à la levée de l’embargo, ce sont aujourd’hui des milliers de tigres qui souffrent dans des conditions insoutenables alors que les tigres sauvages continuent à être braconnés.
Cohabitation difficile
La pression de chasse sur ses proies a aussi des conséquences sur la survie de ce grand fauve. C’est d’ailleurs lorsqu’elles deviennent rares que le tigre cherche à se rapprocher des hommes et de leur bétail. La peur de ce prédateur à la réputation de « mangeur d’homme » a toujours suscité des réactions de violence dévastatrice pour l’animal.
Un territoire morcelé
Une des menaces communes à bien des espèces animales demeure le morcellement ou la fragmentation de l’habitat. Chaque zone qui est déboisée ou occupée par les activités humaines créée des îlots de territoires isolés les uns des autres. Les individus ne peuvent plus se rencontrer pour se reproduire, ce qui engendre la disparition progressive de l’espèce.
Vers une politique globale de protection des habitats ?
Une étude scientifique parue début 2011 démontre que la population mondiale de tigres pourrait tripler si la protection des habitats était traitée à large échelle et non de manière parcellaire. En effet, la mise en place de corridors écologiques, entre certains pays par exemple, permettrait de relier des parcelles aujourd’hui trop petites pour espérer la survie des tigres. Ces derniers pourraient ainsi circuler plus librement à la recherche de partenaires. Les scientifiques estiment que la population pourrait alors dépasser les 10 000 individus. Cette prise de conscience pourrait amorcer des projets de protection des milieux naturels à l’échelle du continent.
L’espoir est là
Le Népal s’est engagé d’ici à 2022 à voir doubler la population de tigres.
Différents gouvernements commencent à s’intéresser aux bénéfices que peuvent engendrer la protection d’espèces phares comme le tigre. Les retombées économiques sont généralement un bon argument, mais rappelons aussi qu’en préservant l’habitat du tigre, ce sont des milliers d’espèces qui peuvent être protégées.
Agir
One Voice, par le biais de la cellule anti-braconnage « Forestwatch », créée avec Wildlife SOS, œuvre dans toute l’Inde pour démanteler des réseaux de braconnage et lutter contre le commerce illégal de nombreuses espèces sauvages. Vous aussi vous pouvez agir en n’achetant pas de produits à base de tigre bien sûr, mais aussi en économisant le papier. Vous contribuerez ainsi à la sauvegarde des forêts et donc la survie de nombreuses espèces comme le tigre… Rappelez-vous que chaque geste individuel œuvre pour une éthique globale.
le17 février 2012à12 h 21 min
Je m’appelle Hélène, j’ai 11 ans et je m’adresse aux tigres : je suis très très triste; les tigres sont mes animaux préférés et savoir qu’il en reste seulement 3200 me fait une sensation atroce dans mon ventre. Sachez que pour toute sorte d’animaux et de choses vivantes je me battrai jusqu’au bout pour les sauver. Faisons tous un effort pour sauver ces animaux, ces arbres et autres. Je trouve que ce site est génial.merci beaucoup. Hélène
le14 février 2012à18 h 04 min
De Rémy mon fils 8 ans . Je suis très triste que la déforestation soit synonyme de la mort des animaux et j’espère que vous arriverez à faire cesser ces drames pour que les animaux puissent vivre en paix. merci pour votre association. J’embrasse tous les animaux du monde.
le27 janvier 2012à22 h 53 min
Sauvons ces animaux
le7 octobre 2011à20 h 59 min
bonjour,
peut-être faire une 1 heure de sensibilisation dans les écoles sur le sujet tigre/forêt, en disant aux élèves qu’ils contribueraient à la survie de l’espèce animale et végétale en consommant moins de papier. Les enfants sont les meilleurs vecteurs, spécialement en ce qui concerne les animaux. Bien-sûr il faut persuader le corps enseignant, mais si la communication n’est pas visuellement violente, ils sont très contents qu’on leur propose une intervention en classe qui peut engendrer un débat.
Je suis adhérente et donatrice à One Voice, avez-vous songé à faire une sorte de partenariat avec des organismes scolaires pour de l’information sur la cause animale ?
Merci de m’avoir lue,
Florence Rafatian
le 21 octobre 2011 à 13 h 57 min
Merci pour votre suggestion. Un lien pour vous informer que nous avons travaillé en lien avec les enfants à l’occasion de l’action à Locronan.
http://jecoutemaconscience.one-voice.fr/operation-arbre-de-vie-pour-des-forets-debout/